Il fait bon vivre en Guadeloupe de décembre à mai : c'est le "carême", l'hiver tropical (nous sommes dans l'hémisphère nord). Le temps est doux (25-30 degrés), les nuits sont fraîches (15-20 degrés), il ne fait pas trop humide, pas de risque de cyclones, les alizés caressent les palmes des cocotiers... Un vrai bonheur.
Au mois de juin, jusqu'en novembre, les choses se gâtent. La saison humide, dite "cyclonique", commence. La chaleur grimpe, (30-35 degrés), l'humidité aussi, l'atmosphère est moite, souvent lourde, le temps plus instable. Les risques de cyclones sont réels, particulièrement dès septembre, et le bulletin météo primordial. Les télés diffusent les consignes à respecter au cas où un de ces monstres soufflant se pointerait ; dans les magasins, on trouve en tête de gondole le nécessaire pour se calfeutrer chez soi en cas d'alerte: gros scotch de déménageur, clous, marteau, serpillières, piles électriques, lampes torches, conserves... Ce n'est pas la psychose, mais six mois par an, on vit ici en sachant que c'est la nature qui commande, et qu'on n'y peut rien si elle apporte le chaos. Cela explique peut-être un certain fatalisme guadeloupéen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Chronique d'un cyclone annoncé    

L'année 1998 a été particulièrement chaude, et très agitée. Cette année-là, la Guadeloupe a retenu son souffle en voyant arriver LE monstre, le cyclone parfait, le cas d'école: Georges. Hugo de sinistre mémoire avait tout détruit en 1989, en balayant la Guadeloupe de plein fouet. Georges s'annonçait pire... Imaginez: des vents de 300 km/h, un tourbillon de plusieurs centaines de kilomètres, Georges arrivait du sud de l'Afrique où il est né, tambour battant, en plein dans l'axe de la Guadeloupe.
 

A ce stade, Georges est un phénomène de classe 4 à 5, un monstre d'une puissance inouïe, de forme presque parfaite,
avec un oeil superbe au milieu. Et les Antilles le voient venir avec une certaine appréhension...

 

Alerte 2 renforcée : interdiction de sortir,
calfeutrage maximum: la chose arrive.


 

Après avoir stagné une journée aux portes de l'archipel, coup de théâtre: Georges a perdu de l'intensité. Il est toujours dangereux mais ce n'est plus le monstre de classe 4 voire 5 que la météo prévoyait. On ne voit plus son oeil, il n'est alors plus "que" de force 3, avec des vents de l'ordre de 150 à 200 km/h maxi. Pendus aux postes de radio, les Guadeloupéens se préparent à passer une nuit moins terrible que prévue.

    Finalement, l'ouragan Georges est passé dans la nuit du 20 au 21 septembre au plus fort au nord de la Guadeloupe. Les dégâts se sont résumés à quelques toits envolés, quelques arbres arrachés, et des plantations de bananes couchées. Pas de victime, pas de chaos. Ouf.
Malheureusement, l'ouragan a repris de l'intensité pour aller dévaster par la suite Haïti et Saint-Domingue.  Après avoir touché le sud de la Floride en épargnant relativement Cuba, il est allé menacer la Louisiane avant de mourir au sud des Etats-Unis.


 

      La saison cyclonique 1999 a également été très chargée. Pour tout savoir, en images, sur les ouragans Floyd, Gert, José, et surtout Lenny, consultez les archives de Karukera.

A propos de l'ouragan Lenny (1999) j'ai aussi écrit un article en accès libre pour le blog Alloparis


Nomenclature du nom des cyclones :

2008
2009
2010
Arthur Ana Alex
Bertha Bill Bonnie
Cristobal Claudette Colin
Dolly Danny Danielle
Edouard Erika Earl
Fay Fred Fiona
Gustav Grace Gaston
Hanna Henri Hermine
Ike Ida Igor
Josephine Joaquin Julia
Kyle Kate Karl
Laura Larry Lisa
Marco Mindy Matthew
Nana Nicholas Nicole
Omar Odette Otto
Paloma Peter Paula
Rene Rose Richard
Sally Sam Shary
Teddy Teresa Thomas
Vicky Victor Virginie
Wilfred Wanda Walter

 

Quelques liens indispensables :

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